Un journal s’excuse d’avoir publié des infos “sans fondements crédibles”

Le Telegraph Journal, quotidien Irving publié à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick, a présenté ses excuses au premier ministre Stephen Harper. Le journal soutient avait publié un texte affirmant que le premier ministre avait dissimulé l’hostie reçue lors des funérailles de l’ancien gouverneur-général Roméo Leblanc.

La lettre débute avec un plaidoyer en faveur à l’éthique et à la rigueur journalistique et passe rapidement aux excuses, affirmant que cette fois-ci, ces principes n’ont pas été respectés.
La Presse Canadienne précise que le Telegraph a qualifié le contenu de l’article d’erroné et “qu’il n’aurait jamais dû être publié”.
Le journal précise que ses deux journalistes n’avaient pas mentionné ces détails dans leur article original. Ces faits auraient été ajoutés dans le processus de révision.
Cette histoire, qui s’est produite quelques jours avant l’audience de Stephen Harper avec le Pape Benoit XVI, a été reprise partout au Canada, et même ailleurs. (Radio-Canada, Polémique autour d’une hostie)

La bévue avouée a été rapportée par plusieurs médias. André Pratte, chroniqueur à La Presse, soulève d’ailleurs plusieurs questions au sujet du délai entre la première publication et cet erratum un peu étrange.

Mais il y a autre chose…
Pourquoi le Telegraph Journal a-t-il fait acte de contrition, alors d’autres médias, ayant aussi rapporté cette nouvelle, non pas en citant le texte du journal néobrunswickois mais en s’appuyant sur des extraits vidéo de la cérémonie, ne le feront certainement pas?

The Canadian Press a produit un court reportage sur “l’affaire”. On y voit la séquence vidéo montrant le rituel de la communion, et comment l’hostie a été reçue par le premier ministre. La journaliste y explique également que, comme protestant, Stephen Harper n’aurait pas “dû” accepter le pain.

Le reportage de Catherine Brandon de CBS est encore plus complet. Elle aborde, toujours à partir du même extrait vidéo, mais avec quelques entrevues supplémentaires, que la réception de l’hostie “déroge” au rite usuel, et ce, dès les premiers instants, alors que le premier ministre tend seulement une main et prend le pain entre son pouce et son index.

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