Presse canadienne: place à la «réorganisation»

Dans une note interne envoyée à tous les employés la semaine dernière, la Guilde canadienne des médias annonce la conclusion du programme de départ volontaire initié par la direction de la Presse canadienne dans un objectif de réduction des coûts. Bilan: cinq départs volontaires, une mise à pied et trois postes laissés vacants ces derniers mois qui ne seront pas remplacés.

Dans une note interne envoyée à tous les employés la semaine dernière, la Guilde canadienne des médias annonce la conclusion du programme de départ volontaire initié par la direction de la Presse canadienne dans un objectif de réduction des coûts. Bilan: cinq départs volontaires, une mise à pied et trois postes laissés vacants ces derniers mois qui ne seront pas remplacés.

Par Hélène Roulot-Ganzmann

Le courriel, envoyé le 12 aout dernier à l’ensemble des employés de l’agence au Québec, seule province touchée par les coupures, fait le point sur le plan de restructuration opéré par la direction de la Presse canadienne afin dit-on de «gérer la décroissance».

Cinq personnes quitteront donc volontairement leur poste d’ici la fin du mois d’octobre et une autre sera mise à pied. En plus de ces six nouveaux départs, les trois postes vacants depuis les départs de Lise Millette, Marie Espérance Cerda et Alexandre Panetta plus tôt cette année, ne seront pas remplacés.

Lors d’une rencontre le 30 juillet dernier avec l’ensemble de la rédaction, le directeur de l’information Jean Roy a affirmé que le processus respectait les objectifs de réduction des coûts et que la compagnie ne prévoyait donc pas d’autres mises à pied.

Prochaine étape maintenant, la «réorganisation» de la salle de nouvelles. Dans les prochains jours, les employés seront reçus individuellement ou en petits groupes de travail par la direction pour discuter de cette restructuration, qui devra être mise en branle dès la mi-septembre. Dans ce cadre, nous dit la note du syndicat, Jean Roy a évoqué «des réaffectations possibles d’employés à d’autres tâches et des réaménagements d’horaires».

Recentrage et diversification

Contacté par ProjetJ, Jean Roy a indiqué qu’il était encore trop tôt pour commenter, «l’exercice de réorganisation» n’étant pas encore terminé. On sait cependant déjà que plus personne se sera «dédiée» entièrement au culturel et à l’international et que le pupitre vidéo de Montréal disparaitra avec le départ volontaire du journaliste qui y travaillait à temps plein.

Rappelons que ce plan de restructuration passe également par un recentrage sur les domaines qui intéressent le plus la clientèle et une diversification de l’offre avec notamment des services de live blogging. L’agence a également annoncé durant l’été qu’elle entreprenait de remplacer son système de transmission des textes, photos et fichiers audio par satellite, pour migrer d’ici le 1er novembre prochain vers une distribution via internet.

Gros changements du côté de la radio

«La section radio de notre entreprise connaîtra les plus gros changements, apprend-on dans une note interne datée du 22 juillet. Nous allons lancer un nouveau portail web qui permettra à nos clients de naviguer, puis de consulter et télécharger des extraits sonores de même que d’intégrer nos extraits sonores dans les systèmes d’opération des stations de radio. Nous allons aussi lancer un nouveau système de gestion audio appelé Burli – un système standard dans l’industrie conçu ici même au Canada – pour la production de nos bulletins de nouvelles et la gestion des extraits sonores externes d’AP et ABC. La combinaison du portail et de Burli nous permettra de produire des extraits de meilleure qualité sonore et de les distribuer plus rapidement par regroupements consultables qui combinent extraits sonores et texte.»

Une adaptation aux nouvelles technologies dans le but de «continuer à distribuer l’excellence de notre journalisme non seulement à la clientèle actuelle, peut-on lire dans cette même note, mais à un grand nombre de nouveaux clients».

Des clients qui, toujours d’après Jean Roy, n’ont par ailleurs pas exprimé de «préoccupations particulières» à l’égard du plan de départ volontaire.

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