La présomption d’innocence est-elle compatible avec l’information?

Lise Millette, ProjetJ |

Les causes de nature juridique glissantes sont nombreuses et plusieurs chroniqueurs posent la question : est-ce que les médias et le spin est en quelque sorte en train de tuer la présomption d’innocence.

Dès que les accusations sont déposées, elles sont reprises, ce qui fait en sorte que même sans que l’individu ne soit officiellement déclaré coupable, socialement, il a déjà reçu une condamnation. Vrai pour Tony Conte accusé de trafic de cocaïne, vrai aussi pour le comédien Jean-François Harrisson.

Le journaliste Christian Duperron soutient dans son blogue que la situation semble se résumer à ceci: «la présomption d’innocence, c’est bon pour la cour, pas pour le public, les collègues, les organisations associées et même, diront certains, les médias.»

De son côté, Nathalie Petrowski déplore le silence de la colonie artistique. Parlant de l’art de l’esquive, elle affirme: « Abondamment sollicités par des médias qui les interpellent pour un oui, pour un non, les artistes de la télé québécoise parlent souvent pour ne rien dire. (…) Dommage que lorsque cette machine se détraque et leur offre l’occasion de se prononcer sur autre chose que la couleur de leurs bobettes, le nom de leur caniche ou le titre de leur nouvelle série, certains choisissent l’esquive.»

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