Blog de quartier dirigé par des journalistes

Trois
journalistes du quartier Rosemont de Montréal ont lancé le site RueMasson.com,
une plate-forme d’information hyperlocale.

Pour le
moment, tous les rédacteurs s’impliquent bénévolement. L’équipe réduite
de cinq
personnes se fixe aussi des objectifs modestes et se défend de verser
dans le
journalisme citoyen.


«En tout,
nous sommes trois journalistes et deux autres personnes se joignent aussi à nous. Pour ce qui est du traitement, ce sera
journalistique. Je ne vois pas de différence, du point de vue
de l’éthique ou de la manière de rapporter les faits, entre ce que je ferai
pour ce média et ce que je pourrais faire ailleurs. Pour moi c’est donc du
journalisme. La plate-forme est citoyenne dans le choix des sujets, mais non
dans les prises de position ou dans la manière de rapporter la nouvelle»,
précise Stéphanie Lalut, journaliste indépendante.

 

À l’instar
de plusieurs expériences similaires américaines, ou les publications se
multiplient pour couvrir de petits secteurs, rue Masson s’est donné pour
territoire un quadrilatère limité, formé des rues Iberville-Pie-IX et Rosemont-Rachel.

 

«Notre inspiration ne vient pas tant de ce qui se passe aux États-Unis que du peu d’articles de fond de notre journal de quartier. La liberté de
choisir nos sujets et le choix de l’angle de traitement rendent la chose
intéressante. Nous souhaitons couvrir des sujets qui iront du conseil
d’arrondissement à des portraits de résidants, en passant par un spectacle sur
la rue ou tout autre sujet d’intérêt», indique-t-elle.

 

Au moment de
son lancement, RueMasson.com a tenu à livrer deux premières histoires
originales dont le déménagement de la SAQ et le retour de l’Autre St-Jean dans le parc Pélican. Cela dit, même motivée et emballée, l’équipe se défend d’avoir des visées démesurées.

«Nous ne nous fixons pas d’objectif de pérennité. Tant que nous serons tentés de le faire, nous poursuivrons. Nous espérons avoir des collaborateurs, mais nous savons qu’il y a bien sûr des limites au bénévolat. Nous n’avons pas de modèle d’affaires, mais il est exclus de dépendre de publicités», soutient Stéphanie Lalut.

RueMasson.com souhaite adopter un rythme qui permettra à chaque membre du comité de rédaction de produire au moins un texte par semaine.

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