À la recherche de détails sur la prévention d'avalanches 

Revelstoke, Colombie-Britannique - Les journalistes de l'Ouest canadien sont habitués aux histoires de blessures et de décès liées aux avalanches, mais rarement a-t-on le temps et les ressources pour faire plus que du simple « journalisme de parachute », à savoir qu'on arrive en un lieu, on offre un petit reportage, et on repart tout de suite. Alors que j'étais journaliste dans une petite, mais combien occupée, salle des nouvelles desservant East Kootenay, la prédiction des avalanches était rapidement devenue une importante part de chacun de nos bulletins de nouvelles durant l'hiver. En fait, un an avant même que je me joigne à cette équipe, huit hommes de Sparwood étaient décédés tandis qu'ils faisaient de la motoneige suite à une série d'avalanches.

La saison suivante, deux autres personnes sont décédées, et trente autres blessées, après qu'environ 200 motoneigistes furent enterrés près Revelstoke. Ce jour-là, je trouvai puis interviewai l'un des survivants à l'hôpital. Ses réponses à mes questions et ses commentaires à propos des médias nationaux et des grandes villes me firent comprendre que j'aimerais en savoir plus sur cette culture de motoneigistes et comment les taux de mortalité pouvaient être si biaisés envers eux (i.e. beaucoup plus d'eux que de skieurs sont décédés à cause d'avalanches durant les 10 dernières années).

Bien que je fis autant de recherches que je le pus par moi-même, le prix Greg Clark m'a permis de ne pas me soucier des obstacles financiers qui accompagnent nécessairement la poursuite d'une telle histoire, qui se doit d'être faite à même la source. Cela constitue un luxe aujourd'hui dans plusieurs salles de nouvelles qui doivent composer avec des budgets toujours plus restreints.

Pendant la semaine passée à Revelstoke, j'ai appris plus à propos du système de prévention des avalanches au Canada, car je suis entrée en contact avec plusieurs sources bien renseignées sur le sujet et que j'aurais jamais pu rencontrer autrement. J'ai pu constater par moi-même la beauté de la Colombie-Britannique, qui force tant de personnes à toujours y revenir.

J'ai parlé à plusieurs experts qui m'ont expliqué pourquoi les taux de mortalité était divisés de façon inégale entre les groupes, ce que le Centre canadien de l'avalanche tente d'y changer et de quelle façon le gouvernement, au provincial et au fédéral, aide cet organisme à but non-lucratif. J'ai aussi parlé à plusieurs motoneigistes, qui étaient des guides professionnels ou encore de simples amateurs de l'activité. C'était un type d'expérience qui a enrichi mes compétences journalistiques, qui m'a aidé à revamper mon réseau de contacts dans le milieu et qui m'a donné un petit aperçu du travail accompli derrière la prévention des avalanches au Canada. Évidemment, tout cela me sera bien utile dorénavant quand viendra le temps de couvrir de nouvelles histoires.

Je m'addresse ici à la Fondation pour le journalisme canadien et à tous ceux qui ont été impliqués à faire du prix Greg Clark une réalité: merci de donner à de jeunes journalistes la chance de se faire valoir, de développer leurs compétences et d'ainsi améliorer la totalité du journalisme canadien.

Écoutez le rapport de Marion sur la sécurité en motoneige pour Calgary Eyeopener de CBC.

La Fondation pour le journalisme canadien aimerait remercier 

pour leur généreux support envers le prix Greg Clark de 2011.